17.05.2012
Québec: le gouvernement veut interdire les manifestations de rue
Le gouvernement veut interdire les manifestations de rue et autres actions des étudiants
Source: Parti Communiste du Québec
C'est maintenant officiel: après 3 mois de grèves et de manifestations étudiantes contre la hausse des droits de scolarités au Québec, le gouvernement de droite, du premier ministre Jean Charest, imposeune loi spéciale pour interdire les manifestations de rue et autres actions des étudiants.

Non à la loi spéciale de Jean Charest !
Les différentes sorties du gouvernement Charest, au cours des dernières 24 heures, en commencant par la démission de madame Beauchamp (ministre de l'éducation), suivi par les soi disantes ouvertures de sa remplacante, madame Courchesne, laissent entrevoir que tout cela pourrait n'être qu'une gigantesque mascarade. C'est comme si le gouvernement Charest n'avait et ne veut toujours pas réglé le conflit étudiant et chercherait plutôt à mettre sans cesse plus d'huile sur le feu.
| Ce gouvernement fait monter les enchères et cela démontre la nécessité, plus que jamais, qu'un maximum de solidarité s'exprime vis à vis du mouvement étudiant. Il ne faut pas laisser ce gouvernement avoir le dernier mot. |
Québec solidaire, le PQ (Parti Québécois), de même que les centrales syndicales, et plusieurs autres organsisations dénoncent les plans du gouvernement :
- "La lutte n'est pas finie et Québec solidaire continuera à appuyer ce combat".
- Cliquez ici pour lire les communiqués émis par la CSN, la CSQ, et la FTQ.
- "Un combat pour la démocratie", souligne le RRQ.
Autres hyperliens à consulter sur des sujets connexes :
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Pour consulter les détails sur toutes mobilisations et manifestation à venir.
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Une manifestation organisée dans la nuit de mercredi à jeudi, à Montréal, pour dénoncer le recours à une loi spéciale, se termine par plus de 100 arrestations par la police.
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Des conditions très sévères sont imposées à ceux et celles qui furent arrêtées des suites du blocage du Pont Jacques Cartier, à Montréal, qui dura 7 minutes (jusqu'à ce que la police mette fin au blocage); ces mesures touchent notamment une des filles d'Amir Khadir qui en est maintenant à sa 3e arrestation, depuis le début de la grève étudiante.
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La résolution votée par l'Assemblée nationale demandant aux étudiants de respecter les injonctions ne fut pas adoptée à l'unanimité car Québec Solidaire s'y est opposée.
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Je me souviens de 1972 ! (texte issu du site de la CSN).
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Victor Levy Beaulieu dénonce les dangers du nouveau règlement anti-manifestation que voudrait de son côté faire passer le maire de Montréal et qui s'ajouterait à cette loi spéciale.
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Ce qui faut aussi savoir à propos du groupe "Force étudiante critique" .
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Impasses réelles et solutions imaginaires au «problème grec»
Impasses réelles et solutions imaginaires au «problème grec»
Grèce : Deux points de vue intéressants parus dans le quotidien parisien Libération du mardi 15 mai.

La Grèce semble prise dans trois cercles vicieux. Le premier, et le plus permanent, est économique : les maux les plus profonds du pays, le manque de compétitivité et l’archaïsme des structures ne sont pas visés par le «plan d’aide» concocté par la «troïka» (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international). Ou plutôt, ces problèmes sont, en théorie, au centre du programme de gouvernement imposé par l’extérieur (le «mémorandum»), mais de façon à rendre les réformes nécessaires plus difficiles, voire impossibles.
Car les structures (administration et système de santé et de fiscalité en premier lieu) ne sont pas réformables en quelques moi, par ordonnances et par le biais de méthodes simplistes et non adaptées à la réalité du pays (licencier, s’attaquer principalement au prix des médicaments, menacer d’augmenter les peines pour corruption). Se tromper de méthode s’avère pire que de se tromper d’objectif. Dans la même veine, les coupes dites «horizontales» (touchant tout le monde de la même manière, ce qui est le contraire de l’équité) des salaires, des pensions et des prestations sociales, au lieu «d’économiser», épuisent l’économie réelle, puisqu’on ne peut pas la faire redémarrer sans pouvoir d’achat, sans espoir ni sans perspectives. Plus on serre la vis, moins on se désendette et plus on s’enfonce dans la récession. Ce qui pose un grave problème, non seulement du point de vue économique, mais aussi moral, puisque les sacrifices consentis pour de si maigres résultats sont énormes.
La deuxième impasse, plus récente, est politique. A cause des manquements dans la gestion de la crise, mais aussi de la quasi-assimilation des deux partis qui ont gouverné la Grèce depuis la chute de la dictature en 1974 (les socialistes ayant négocié et accepté le mémorandum et la droite, après un temps d’opposition verbale, s’y étant ralliée) la tentation du «non» était plus que prévisible. Elle s’est exprimée, de façon diffuse mais pas confuse, dans les urnes du 6 mai : les divers partis opposés au mémorandum et à la politique qui en découle ont obtenu plus que la moitié des suffrages et le parti de la gauche radicale, qui s’était le plus distingué dans la contestation sociale, est devenu la deuxième force politique du pays, sans laquelle aucune solution n’est désormais possible. Malheureusement, ce même parti est exclusivement un parti d’opposition et non de proposition, qui ne peut fonctionner qu’en restant flou et antisystème, ce que lui impose une stratégie d’esquive permanente. Il ne veut, légitimement, pas laisser gouverner ceux qui ont été discrédités par les urnes, mais il ne veut pas non plus prendre sa part dans l’exercice d’un «autre» pouvoir. L’impasse est totale, puisqu’on s’achemine vers des nouvelles élections qui donneront probablement le même résultat. Et pendant ce temps-là, la crise s’aggrave et les partenaires de la Grèce s’éloignent.
Le troisième cercle vicieux, le plus structurel, est européen. Car ces partenaires-là, ont choisi l’orthodoxie à la place de la politique, le statu quo au moment où il fallait réinventer l’Union européenne. L’Europe a, pour le moment, sauvé la Grèce en lui prêtant beaucoup d’argent, mais elle lui a peut-être barré, comme à elle-même d’ailleurs, la porte du renouveau. Il ne s’agit pas de «mutualiser» quoi que ce soit, et surtout pas la dette ; il s’agit de fédérer dans les moments les plus difficiles, et, osons le mot, «fédéraliser», construire une Europe de solidarité et de projet commun.
Sous ces conditions, comment la Grèce peut-elle s’en sortir ? Par plus de croissance : la cure prescrite lui en ôte les moyens. Par une entente politique : mais l’intérêt des partis prime sur l’intérêt général, qui n’est, par ailleurs, jamais clairement défini. Par une autre Europe : mais ceux qui devraient la faire ne sont pas décidés à s’y aventurer. Cela pourrait s’appeler un nœud gordien. Sauf qu’il n’y pas d’Alexandre à l’horizon.

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16.05.2012
NON À LA PRÉSENCE DE MINISTRES COMMUNISTES
NON À LA PRÉSENCE DE MINISTRES COMMUNISTES
Lors de la réunion du conseil national du Parti communiste français qui s’est tenu le vendredi 11 mai, la question de la participation des communistes à un gouvernement avec les socialistes a été abordée. Ainsi le journal L’Humanité du 14 mai, page 4, précise que « au lendemain du second tour des élections législatives, le conseil national du PCF se réunira pour discuter […] notamment d’une éventuelle participation au gouvernement ».
Une question qui ne se pose pas !
Mais cette question ne se pose pas ! Elle ne peut pas se poser ! Comment les dirigeants communistes peuvent-ils envisager un seul instant, dans le cadre politique, idéologique et électoral actuel, de participer à un gouvernement avec les socialistes ? Le programme de François Hollande, en effet, ne contient aucune avancée sociale digne des grandes poussées de la gauche comme en 1936, 1945, 1981. C’est même le contraire puisque le nouveau président de la République se fixe comme priorité le désendettement de la France, c’est-à-dire l’austérité, alors qu’il faudrait annuler et restructurer la dette publique. François Hollande a parlé de « réorienter l’Union européenne » mais n’a pas précisé son plan « B », autrement dit ce qu’il entend faire si – cas le plus probable – les autres membres de l’UE ne souhaitent par « réorienter » cette dernière.
François Hollande et le PS, qui avaient appelé à voter « oui » au référendum de 2005, comme l’UMP, restent sur une position totalement européiste. Rappelons que l’européisme est à l’Union européenne ce que le nationalisme est à la nation. Le PS de François Hollande n’a pas eu un mot de réprobation à l’égard des premiers ministres « socialistes » de Grèce, d’Espagne et du Portugal – balayés depuis par les urnes – lorsqu’ils ont décidé de plans d’austérité d’une violence inouïe contre leurs peuples. Il est parfaitement évident que le rapport des forces issu de la présidentielle, qui restera à peu près identique après les législatives, ne permettra pas au Front de gauche de faire admettre la moindre proposition significative de son programme au PS (sauf, peut-être, sur des questions de détail). Qu’iraient faire des ministres communistes dans cette galère ? Seules des luttes sociales puissantes, dès le mois de juin, seront susceptibles de permettre des avancées sociales que le PS refuse aujourd’hui.
Un mauvais coup porté au Front de gauche
Cette décision du conseil national du PCF d’organiser une consultation des adhérents de ce parti sur l’entrée de ministres communistes au gouvernement socialiste est un très mauvais coup porté au Front de gauche. Les électeurs, en effet, sont en droit d’attendre des réponses franches. Que pèseront quelques ministres communistes dans un gouvernement totalement contrôlé par les socialistes ? La désastreuse expérience de la « gauche plurielle », où il y avait 3 ministres communistes, n’a-t-elle pas été suffisante ? Le PCF n’a-t-il pas suffisamment payé pour cette succession d’erreurs pour avoir envie de recommencer ? Si cela ne concernait que lui, après tout, il pourrait faire ce qu’il veut ; mais en l’espèce, l’attitude du PCF concerne toute la gauche de gauche. Certes, la décision n’est pas prise. Mais le seul fait de laisser entendre qu’elle pourrait l’être à la suite de cette consultation crée une confusion dans les esprits dommageable au rayonnement du Front de gauche.
La doctrine de la gauche de gauche devrait être claire comme le propose le M’PEP : il ne devrait pas y avoir de participation du Front de gauche à un gouvernement socialiste tant que le Front de gauche ne sera pas passé devant le Parti socialiste aux élections législatives. C’est clair et c’est net.
Les électeurs qui soutiennent ce point de vue pourront l’exprimer en votant le 10 juin pour les candidats du M’PEP : Michèle Dessenne dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais ; Waldeck Moreau dans la 9e de l’Hérault ; Jacques Nikonoff dans la 3e du Var.
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15.05.2012
Hollande ne pourra réorienter l'Europe sans provoquer une crise
Hollande ne pourra réorienter
l'Europe sans provoquer une crise
par Jacques Sapir - pour le site Marianne 2
Interrogé sur le nouveau président français et les éventuelles répercussions internationales de cette élection, l'économiste Jacques Sapir l'encourage à ne pas céder au diktats de Berlin et de Bruxelles et à assumer ouvertement une crise aboutissant à développer une Europe à plusieurs vitesses.
1. Le 6 mai dernier, la victoire du PS a mis fin à 17 ans de règne de la droite à l'Elysée. Mais le PS n'a remporté que 51.6% des voix contre l'UMP. Pouvez-vous analyser le résultat de cette élection présidentielle? Pensez-vous que ceci implique l'évolution de la tendance sociale et politique de la France?
L’élection Présidentielle est le moment clef de la vie politique française. Au premier tour de cette élection la véritable surprise a été le résultat important (18,5% des suffrages) réalisé par Marine le Pen (Front national). Un parti populiste de droite arrive ainsi en troisième position. Un second résultat important du premier tour a été qu’aucun des candidat des deux partis traditionnels, le Parti socialiste ou l’Union pour un mouvement populaire (UMP, centre-droit) n’ait atteint les 30% des suffrages.
La désaffection envers les partis traditionnels ne s’est pas seulement montrée dans le résultat de Marine le Pen mais aussi dans le résultat du candidat du Front de Gauche (extrême gauche), Jean-Luc Mélenchon qui a dépassé les 11% des suffrages. Les votes de contestation du système politique, si l’on y ajoute les petits partis d’extrême gauche, ont donc dépassé les 30%, soit plus que ce qu’ont réalisé François Hollande ou Nicolas Sarkozy.
Le second tour a confirmé en un sens ces résultats du premier. Les électeurs qui ont voté pour François Hollande ont largement voté contre Nicolas Sarkozy. Ce n’est pas un vote d’adhésion mais un vote de rejet. D’ailleurs, plus de 2,1 millions d’électeurs ont voté blanc (dont une partie des 6 millions d’électeurs de Marine le Pen) alors que l’écart entre François Hollande et Nicolas Sarkozy ne se monte qu’à 1,2 millions de voix. Le candidat socialiste n’a ainsi pas reçu de « mandat » clair, si ce n’est celui du rejet de son prédécesseur et une partie des Français ne se reconnaît ni dans l’un ni dans l’autre de ces candidats. C’est un point important qu’il faut garder à l’esprit quand on regarde le résultat final de l’élection.
2. Quelles sont les principales préoccupations économiques des Français? Inflation, revenus, chômage, retraite... quels soucis les préoccupent le plus?
Très clairement, ce sont aujourd’hui les préoccupations sociales qui dominent la vie politique française, comme le chômage, le pouvoir d’achat et le problème de la justice sociale, problème qui implique une autre répartition des revenus. Mais, il y a aussi une immense inquiétude pour l’avenir. Plus de 60% des Français estiment que la situation du pays va continuer à se dégrader dans les années qui viennent. Ce pessimisme de l’opinion française est une des grandes caractéristiques de la période actuelle.
Il a pour racines les évolutions que l’Europe a connues ces dernières années mais aussi le processus de désindustrialisation qui touche la France. Les gens sentent bien qu’il y a une menace, directe ou indirecte, sur leur emploi ou sur leurs conditions de vie. Les réactions épidermiques dont les immigrés sont les victimes sont, en partie, liées à ce phénomène. Mais les gens sentent aussi que l’immigration n’est pas le seul, voire le principal, problème. Il y a donc dans la population une sourde inquiétude qui monte et qu’aucun des partis dominant sur l’échiquier politique ne prend en compte et à plus fortes raisons ne lui donne réponses.
Ce sentiment d’abandon, qu’il soit économique, social ou même territorial – on pense ici aux fermetures d’écoles, de bureaux de poste dans les petits bourgs ruraux – engendre un vote de colère. Les gens ont le sentiment non seulement d’être abandonnés mais aussi méprisés par des dirigeants qui pactisent avec la « technostructure » de Bruxelles. Ce vote de colère désormais s’incarne en partie dans le vote pour Marine le Pen et pour l’autre dans le vote pour le dirigeant du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon.
3. François Hollande préfère la croissance à la rigueur, l'augmentation fiscale à la baisse d'impôt. Est-ce qu'il arrivera à disposer de ressources fiscales suffisantes en augmentant ainsi l'impôt?
La question des ressources fiscales est en fait liée à celle de la croissance. Tous les économistes savent que si votre richesse nominale augmente (par la croissance de votre richesse réelle mais aussi par l’inflation) alors les impôts rapportent plus d’argent. Inversement, si la richesse stagne, voire se contracte, le produit des impôts diminue plus que proportionnellement.
Le grand non-dit de cette campagne, qui est connu d’une majorité des économistes, est que la France a besoin et de croissance réelle et d’inflation. Mais, tant que nous serons dans la zone Euro nous ne pouvons pas nous permettre une inflation supérieure à celle de nos voisins immédiats, et de plus les perspectives de croissance sont aujourd’hui faibles.
François Hollande veut arracher à l’Allemagne une nouvelle politique économique pour la zone Euro. Mais, dans le contexte actuel, ceci impliquerait un affrontement important et durable avec le gouvernement allemand. On peut douter que François Hollande y soit prêt. En tout les cas, il ne s’en donne pas les moyens.
La seule solution qui lui reste est une modification de la répartition des revenus, mais ici aussi les marges de manœuvre sont très limitées.
4. Mais cette politique risque d'avoir des effets néfastes comme la résistance ou la fuite fiscale des riches. Pensez-vous que le nouveau gouvernement peut surmonter tous ces problèmes?
L’évasion fiscale est un problème réel, mais il faut savoir qu’elle ne concerne pas seulement les individus mais aussi les entreprises. La seule méthode réellement efficace pour contrôler la fiscalité consiste à remettre en place des contrôles sur les mouvements de capitaux. Il n’y a rien dans le programme de François Hollande qui aille dans cette direction. Les mesures auxquelles le gouvernement songe ne seront que d’une efficacité limitée et temporaire.
5. Prévoyez-vous que le PS va occuper la majorité lors des élections législatives qui vont se tenir le mois prochain? Si ce n'est pas le cas, la coalition de la droite le peut. Dans ce cas-là, la formation du gouvernement de cohabitation est indispensable. Est-ce que ce scénario peut se produire?
Il fait peu de doute que la prochaine Assemblée nationale sera à gauche. En effet, dans le système électoral français (uninominal, d’arrondissement, majoritaire à deux tours), il y a une prime aux coalitions de deuxième tour...
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14.05.2012
UN PROTECTIONNISME EUROPÉEN EST-IL SOUHAITABLE ?
UN PROTECTIONNISME EUROPÉEN EST-IL POSSIBLE ET SOUHAITABLE ?
Par le Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP).
Résumé
Un appel a été lancé pour une « Initiative Citoyenne Européenne » (ICE) dans 9 pays (voir plus bas en suivant le lien). Elle demande de rétablir la « préférence communautaire » et une concurrence loyale, en instaurant un « protectionnisme commercial aux frontières de l'Europe ». Son objectif est de retrouver le plein-emploi et une croissance équilibrée dans les pays européens. Pour qu'elle soit adoptée par la Commission européenne, le Parlement et le Conseil européen, les initiateurs veulent qu'elle soit soutenue par au moins un million de citoyens européens.
Bien que partageant le constat fait dans cet appel, le M’PEP ne signera pas cet appel. Car il est ni possible ni souhaitable d’atteindre un protectionnisme européen.
Ce n’est pas possible, car il faut que les vingt-sept pays de l’Union européenne acceptent de modifier les traités pour y inclure des clauses protectionnistes. Ce serait une véritable révolution allant à l’encontre de tout l’attirail idéologique déployé depuis tente ans. Aucun gouvernement des pays membre de l’UE n’est aujourd’hui sur cette ligne. Si on prend les forces politiques qui sont actuellement dans l’opposition et qui pourraient un jour accéder au pouvoir dans ces pays, rares sont celles qui souhaitent des formes de protectionnisme. La proposition d’obtenir des résultats rapides pour un protectionnisme européen est donc illusoire, même si plus d’un million de signatures sont collectées. Cette initiative, au lieu de mettre l’accent sur la question principale qui est celle d’un protectionnisme national s’inscrivant dans une perspective de coopération internationale (la charte de La Havane de 1948 qui se fonde sur l’équilibre de la balance des paiements), retarde cette prise de conscience en lançant des leurres. Nous le regrettons.
Ce n’est pas souhaitable, car des mesures protectionnistes aux frontières de l’Union européenne ne résoudraient pas les problèmes en profondeur. En effet, avec l’entrée des Pays de l’Europe centrale et orientale (PECO) dans l’Union européenne, l’objectif des oligarques européens était clairement de faciliter les délocalisations et d’accélérer le libre-échange. L’Allemagne en particulier, par les politiques menées depuis Gerhardt Schröder, en organisant la déflation salariale, en faisant fabriquer à l’Est une part significative de sa production industrielle et en la réexportant dans la zone euro, a pu accumuler d’énormes excédents commerciaux. Ces derniers sont une des causes majeures de la crise de l’euro. Passer sous silence la « nouvelle question allemande » n’est pas de nature à orienter les luttes sociales et politiques dans une direction bien assurée. Là encore les véritables problèmes sont esquivés.
Seules des mesures protectionnistes prises à l’échelle nationale sont susceptibles d’être décidées rapidement et d’obtenir des résultats. À condition de proposer à tous les partenaires commerciaux de la France des accords bilatéraux de coopération commerciale reprenant les principes de la charte de La Havane de 1948 : le but du commerce international doit être le plein-emploi pour tous ; pour y parvenir l’équilibre de la balance des paiements est nécessaire : lorsqu’elle est déséquilibrée, des mesures protectionnistes négociées sont autorisées. Seules des mesures protectionnistes unilatérales serait prises à l’encontre des pays qui refuseraient de participer à la construction de ce nouvel ordre commercial international.
Pour accéder au texte complet, cliquez ici :
http://www.m-pep.org/spip.php?article2592
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13.05.2012
Humour

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12.05.2012
SORTIR DE L’EUROPE PAR LA PORTE DE GAUCHE !
MICHÈLE DESSENNE :
"SORTIR DE L’UNION EUROPÉENNE PAR LA PORTE DE GAUCHE ! "
Michèle Dessenne, et son suppléant, Jean-François Maison, 53ans, assistant social au CH Lens.
L’une, Michèle Dessenne, concourt sous la bannière M’PEP*, l’autre, Jean-François Maison, sous celle du PRCF**. ...
Tous deux forment un ticket commun pour les prochaines législatives. Résidant en Seine-Saint-Denis, Michèle Dessenne, 59 ans, est originaire du Pas-de-Calais (elle est apparentée à l’abbé Dessenne dont une rue d’Hénin porte le nom). Elle, qui fit partie de l’équipe fondatrice du mouvement Attac, n’a pas choisi de se présenter sur la 11 e par hasard. « Cette campagne a une signification nationale. Notre analyse est que la France est prise en tenaille entre les européistes, - UMP, PS, MoDem -, et une xénophobie montante, de Marine Le Pen à Sarkozy. Pour le FN, c’est un test grandeur nature, on ne veut pas lui laisser le monopole d’une campagne sur la sortie de l’Union européenne et de l’euro dont on sait qu’une grande partie de la population a conscience des effets néfastes. » C’est ce qui ressort des échanges avec la population sur les marchés d’Hénin et ses environs. Car le duo et leurs soutiens (le PRCF revendique 250 militants dans la région lensoise) laboure le terrain depuis plusieurs mois, et va organiser plusieurs réunions publiques d’ici le 10 juin, date du premier tour : « Ce n’est pas une candidature de témoignage », assène Mme Dessenne.
Pour la candidate qui se réclame des idées du conseil national de la résistance, la fin de la crise ne peut passer que par la sortie de l’union européenne, « pilier de l’ordre néolibéral mondial » et le retour au franc. « Si l’on ne reprend pas la souveraineté monétaire, on est livré aux marchés et aux intérêts de la dette, et aux politiques de rigueur. Il y a eu une unanimité à réenfourcher le thème de la réindustrialisation. Si on laisse le libre échange en place, comment réindustrialiser ? On se fout de la gueule du monde ! » Le propos du ticket est de concilier les drapeaux tricolore et rouge. « Le capitalisme ne veut plus des nations, on tire le signal d’alarme », souligne Jean-François Maison. Michèle Dessenne : « Il faut forcer le débat tabou à gauche qui est la question de l’union européenne et de l’euro. »
Position claire
Sur l’échiquier politique de la 11e, la concurrence sera forte à l’extrême gauche avec (pour l’instant), Lutte ouvrière et surtout le Front de Gauche. « Notre candidature n’est pas tournée contre Hervé Poly, assure Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF.
S’il avait eu une position claire sur la sortie de l’euro, on n’aurait pas présenté de candidat. » Le PRCF reproche la dérive « droitière » du PCF depuis la mutation des années Hue-Buffet. « Le PCF a oublié la classe ouvrière et l’indépendance nationale. Jusqu’à Georges Marchais, il avait été un parti patriote ».
Michèle Dessenne et Jean-François Maison animeront une réunion publique le lundi 14 mai au café Le Météor de Carvin, de 18 h à 20 h.
* Mouvement politique d’éducation populaire.
**Pôle de renaissance communiste en France.
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LÉGISLATIVE: il faut battre le FN à tous prix
Battre le FN à tous prix: ARGUMENTAIRE ANTI-FN
Cet article est paru une première fois avant les élections présidentielles, mais il reste d'actualité avec le score effrayant du FN et la montée des extrêmes droites en Europe.
Nous le publions de nouveau, car le combat dontre l'intolérence n'est pas terminé.
En moins de 15 minutes vous trouverez ci-dessous une vidéo qui fait le tour du sujet. À visionner d’urgence et à faire connaître !
J NIKONOFF "LA CONFRONTATION" ARGUMENTAIRE ANTI-FN par M-PEP
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11.05.2012
M.Dessenne: soutienue par d’anciens résistants antifascistes
POUR LA RÉPUBLIQUE SOCIALE
10 JUIN 2012 • 11e CIRCONSCRIPTION DU PAS-DE-CALAIS

Michèle DESSENNE,
CANDIDATE D’UNE GAUCHE COURAGEUSE

Dans votre circonscription, Michèle Dessenne et Jean-François Maison mènent une campagne conjointe. Ensemble, le M’PEP et le PRCF combattent à la fois l’Union européenne du capital, le MEDEF et ses alliés de droite, le PS et ses satellites qui ont abandonné la souveraineté nationale et ont trahi le monde du travail, les classes ouvrières et moyennes du bassin minier. Ensemble ils com- battent le FN qui prétend défendre les travailleurs, sans jamais s’associer à leurs luttes. Le M’PEP et le PRCF luttent pour sortir de l’Union européenne et de l’euro et pour rétablir la souveraineté nationale.
OUI, comme il y a eu un NON de gauche au TCE (Traité constitutionnel européen) en 2005, il
existe aujourd’hui un NON de gauche à la mondialisation et à l’Union européenne.
Candidate de gauche avec mon suppléant, Jean-François Maison, je suis l’expression du courant d’idées qui allie le bleu-blanc-rouge de la Révolution française et le rouge des luttes ouvrières et populaires. Sans compromission. Sans arrangement électoral d’appareil. Sans peur. Car la 11e circonscription n’est le «fief» de personne et d’aucun parti politique. C’est avant tout une terre de résistances, de solidarité et de travail dont les habitants souffrent du chômage, de la désertification médicale et des bas salaires.
OUI, à l’Assemblée nationale de nouvelles voix doivent se faire entendre pour porter les couleurs d’une véritable République sociale de transformation.
Des voix libres qui veulent sortir notre pays du contrôle de l’Union européenne, de la menace des marchés financiers, du règne du libre-échange. Nous connaissons tous et toutes les objectifs des mondialistes : affaiblir l’Etat et la Nation, priva- tiser les services publics, réduire les salaires, affaiblir les résistances des salariés, délocaliser... OUI, aujourd’hui, pour le plein emploi, la réindustrialisation, l’accès au logement, à la santé, pour la retraite à 60 ans, la justice, l’éducation, l’augmentation des salaires, pour la protection sociale, c’est à gauche que chante l’espoir.
Pour cela il faut avoir le courage d’affronter le système : par la sortie de l’euro et de l’Union européenne, en mettant fin aux marchés financiers, par l’emprunt direct à la Banque de France, par la mise en place d’un protectionnisme coopératif basé sur l’équilibre des échanges.
OUI, c’est possible par la reconquête de la souveraineté nationale. Au bénéfice réel du peuple de France, exploité et dominé par un système inhumain et destructeur, mais toujours capable de se dresser contre les injustices et les abus de pouvoir. Un peuple solidaire, vivant, bâtisseur de luttes collectives et d’internationalisme.
OUI notre candidature est cohérente avec ce que nos anciens ont voulu en rédigeant le programme du Conseil national de la Résistance, aux pires heures du nazisme et du fascisme.
Que le courage et l’audace populaire s’expriment à gauche dans les urnes le 10 juin pour reconquérir la souveraineté nationale et construire une société de liberté, d’égalité et de fraternité. 1789, la Révolution française, 1936, le Front Populaire, 1968, de nouveaux droits sociaux acquis par la lutte, 2005, le NON au Traité constitutionnel euro- péen : d’autres victoires sont possibles !
En votant Michèle Dessenne et Jean-François Maison, vous ouvrirez la voie à une gauche de lutte, de cœur et de raison, qui a le courage de dire NON aux Européistes et aux impérialistes.
Appel d’anciens résistants antifascistes, à la classe ouvrière, aux patriotes et à la jeunesse de la 11e circonscription
Anciens Résistants communistes , nous soutenons la candidature de Michèle Dessenne (M’PEP) et de Jean- François Maison (PRCF) dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais. En effet, ces candidats militent claire- ment pour bloquer l’extrême droite raciste qui, durant la guerre, entreprit de soumettre la France au barbare impérialisme allemand. Michèle Dessenne et Jean-Fran- çois Maison associent également le drapeau tricolore au drapeau rouge pour combattre la fascisante Europe supranationale : il est en effet impossible de restaurer les conquêtes du CNR, pour lesquelles sont morts tant de nos camarades, sans sortir de l’Union Européenne et de son maudit euro sur des bases progressistes, aux antipodes de ce que veut le prétendu front « national », qui usurpe le nom d’une organisation de la Résistance créée par le Parti communiste clandestin. Enfin, il faut combattre le régime UMP qui démolit toutes nos libertés et qui, tout en cassant la Nation, développe une honteuse xénophobie d’Etat.
Quelques signataires:
Léon Landini, président des FTP-MOI Carmagnole-Liberté ; Arsène Tchakarian, FTP-MOI, compagnon de Missak Manou- chian, chevalier de la Légion d’honneur. Pierre Pranchère, résistant FTP dès l’âge de 15 ans ; Mimi Pulvermacher, FTP- MOI ; Patrick Roussel, fils de René Roussel (décédé), Colonel FTPF ; Claude Emile Tourné, Fils de André Tourné (décédé), ancien d’Espagne et Résistant FTPF ; Jean-Pierre Hemmen, fils de Jean Hemmen, dirigeant communiste, 14ebrigade internationale aux côtés de la République espagnole, com- mandant FTPF de la région parisienne ; Jany Sanfelieu, fille de Jean Sanfelieu (décédé), combattant de l’Armée Républi- caine espagnole et de la Résistance en France .
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Nouvelle constitution en Islande : la conspiration du silence...
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